{"id":587,"date":"2024-02-19T08:01:00","date_gmt":"2024-02-19T08:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/sanpsy-prod.onlinecreation.pro\/?p=587"},"modified":"2025-08-18T08:03:26","modified_gmt":"2025-08-18T08:03:26","slug":"letude-obap-observatoire-buprenorphine-daction-prolongee-description-en-situation-naturelle-de-lintroduction-de-la-buprenorphine-daction-prolongee-en-france-u","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sanpsy.u-bordeaux.fr\/fr\/2024\/02\/19\/letude-obap-observatoire-buprenorphine-daction-prolongee-description-en-situation-naturelle-de-lintroduction-de-la-buprenorphine-daction-prolongee-en-france-u\/","title":{"rendered":"L\u2019\u00e9tude OBAP (Observatoire Bupr\u00e9norphine d\u2019Action Prolong\u00e9e) : Description en situation naturelle de l\u2019introduction de la bupr\u00e9norphine d\u2019action prolong\u00e9e en France : une \u00e9tude prospective observationnelle (n\u00b0 ID-RCB 2022-A02616-37)."},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center\">COMMUNIQUE DE PRESSE<br>UNIVERSITE DE BORDEAUX (SANPSY CNRS UMR 6033)<br>Contact : Pr Marc Auriacombe<br>marc.auriacombe@u-bordeaux.fr<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Universit\u00e9 de Bordeaux (\u00e9quipe addiction du Laboratoire SANPSY CNRS UMR 6033) est promoteur de l\u2019\u00e9tude OBAP. L\u2019objectif de cette \u00e9tude d\u2019envergure nationale est de d\u00e9crire, de fa\u00e7on ind\u00e9pendante et prospective, le devenir des personnes commen\u00e7ant un traitement par bupr\u00e9norphine d\u2019action prolong\u00e9e (BAP) dans le contexte du syst\u00e8me de sant\u00e9 fran\u00e7ais. Les personnes qui commencent le traitement par BAP sont inform\u00e9es par leur m\u00e9decin prescripteur de cette \u00e9tude et incluses apr\u00e8s avoir recueilli leur consentement \u00e0 participer. Les personnes d\u00e9butant l\u2019\u00e9tude sont en contact direct avec l\u2019\u00e9quipe de l\u2019Universit\u00e9 de Bordeaux qui assure de fa\u00e7on ind\u00e9pendante les entretiens de recherche. Le premier entretien et les entretiens de suivi, r\u00e9alis\u00e9s 1, 2, 3 et 6 mois apr\u00e8s l\u2019instauration du traitement par BAP, \u00e9valuent de fa\u00e7on d\u00e9taill\u00e9e la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de l\u2019addiction aux opiac\u00e9s, ainsi que les autres addictions (dont tabac, alcool, autres substances et comportements, y compris comportement alimentaire et utilisation des \u00e9crans) et les troubles psychiatriques \u00e9ventuellement associ\u00e9s. Sont \u00e9galement \u00e9valu\u00e9s les \u00e9tats m\u00e9dical, psychiatrique, socio-\u00e9conomique, familial, ainsi que la qualit\u00e9 de vie et le v\u00e9cu des personnes. Des dosages biologiques d\u2019usage de substances sont associ\u00e9s. L\u2019ensemble des informations sont recueillies par l\u2019utilisation d\u2019outils d\u2019\u00e9valuation adapt\u00e9s et valid\u00e9es dans ce contexte, notamment l\u2019Addiction S\u00e9v\u00e9rit\u00e9 Index.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit d\u2019une \u00e9tude unique en Europe de par l\u2019ampleur des \u00e9valuations et le recueil prospectif o\u00f9 chaque sujet est son propre t\u00e9moin, ce qui permettra d\u2019\u00e9valuer l\u2019impact de la BAP par rapport \u00e0 la bupr\u00e9norphine en prise quotidienne. L\u2019enjeu est important : s\u2019il a montr\u00e9 une efficacit\u00e9 dans diff\u00e9rentes \u00e9tudes en France et en Europe, le traitement de l\u2019addiction aux opiac\u00e9s par la bupr\u00e9norphine en prise quotidienne n\u00e9cessite cependant d\u2019\u00eatre pris quotidiennement pendant plusieurs ann\u00e9es, et il peut aussi faire l\u2019objet d\u2019un m\u00e9susage pr\u00e9judiciable. Comme pour beaucoup de traitements chroniques, cette n\u00e9cessit\u00e9 de prise prolong\u00e9e est une contrainte pour les personnes trait\u00e9es. Cela aboutit \u00e0 une disparit\u00e9 d\u2019efficacit\u00e9 importante, car beaucoup de personnes interrompent trop pr\u00e9cocement leur traitement et en perdent ainsi le b\u00e9n\u00e9fice, ou bien n\u2019arrivent pas \u00e0 se contraindre \u00e0 la prise du traitement suffisamment longtemps pour en exp\u00e9rimenter le b\u00e9n\u00e9fice. La BAP facilite l\u2019acceptabilit\u00e9 du traitement pour la personne, notamment en facilitant la prise (une fois par semaine ou une fois par mois plut\u00f4t que tous les jours). Cela concourt \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 des soins en supprimant le risque d\u2019oublier de prendre le traitement ou de le prendre de fa\u00e7on inad\u00e9quate. Parall\u00e8lement, la personne est d\u00e9charg\u00e9e d\u2019une partie de la contrainte propre \u00e0 la prise de tout traitement chronique (la quotidiennet\u00e9, la gestion des bo\u00eetes chez soi, le nombre de passages pour d\u00e9livrance, la stigmatisation associ\u00e9e \u00e0 la prise, etc.), ce qui correspond souvent au souhaits des personnes pour plus d\u2019autonomie et finalement facilite l\u2019acceptabilit\u00e9 sur la dur\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019enjeu de l\u2019introduction du traitement par BAP en France est donc potentiellement majeur, tant au niveau individuel (meilleure r\u00e9ponse th\u00e9rapeutique et meilleur b\u00e9n\u00e9fice individuel) qu\u2019au niveau collectif (du fait de l\u2019impact n\u00e9gatif sur l\u2019entourage et la soci\u00e9t\u00e9 du traitement insuffisant de l\u2019addiction aux opiac\u00e9s, comme des maladies chroniques en g\u00e9n\u00e9ral). D\u2019autre part du fait que ce traitement est directement administr\u00e9 \u00e0 la personne par un professionnel de sant\u00e9, cela emp\u00eache toute possibilit\u00e9 de m\u00e9susage ou de revente qui est une probl\u00e9matique connue avec les formes en prises quotidiennes. \u00c9valuer au long cours les personnes qui b\u00e9n\u00e9ficient de ce nouveau traitement est primordial.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9tude OBAP a d\u00e9but\u00e9 en avril 2023 et doit se poursuivre au moins jusqu\u2019en d\u00e9cembre 2024. Une premi\u00e8re \u00e9valuation des 54 premi\u00e8res inclusions a montr\u00e9 une r\u00e9tention dans l\u2019\u00e9tude de 70% \u00e0 3 mois, et une r\u00e9duction du score composite de l\u2019addiction de 40% \u00e0 1 mois, et de 70% \u00e0 3 mois, par rapport \u00e0 la situation pr\u00e9c\u00e9dant l\u2019instauration du traitement par BAP. Ce score composite, issu de l\u2019Addiction S\u00e9v\u00e9rit\u00e9 Index, est le reflet de l\u2019\u00e9volution de l\u2019ensemble des consommations de substances addictives, de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de l\u2019usage, mais aussi de la qualit\u00e9 de vie. Le nombre de sujets percevant du craving (un d\u00e9sir persistant anormal de faire usage, qui est un pr\u00e9dicteur du risque de rechute et la cible id\u00e9ale des interventions th\u00e9rapeutiques) pour les opiac\u00e9s a \u00e9galement diminu\u00e9, ainsi que le m\u00e9susage de la bupr\u00e9norphine en prise quotidienne qui a disparu malgr\u00e9 la persistance de la facilit\u00e9 d\u2019acc\u00e8s \u00e0 la bupr\u00e9norphine en prise quotidienne.<br>Ainsi, les r\u00e9sultats pr\u00e9liminaires encourageants de l\u2019\u00e9tude OBAP \u00e9voquent fortement que la BAP permet d\u2019am\u00e9liorer le b\u00e9n\u00e9fice th\u00e9rapeutique des personnes pourtant d\u00e9j\u00e0 trait\u00e9es par bupr\u00e9norphine ou m\u00e9thadone en prise quotidienne.<\/p>\n\n\n\n<p>Camurus SAS (Buvidal) et Accord Healthcare France (Sixmo) commercialisent des BAP en France.<br><em>L\u2019Universit\u00e9 de Bordeaux, promoteur de cette recherche, a re\u00e7u un financement de Camurus SAS (accord n\u00b0AST-CT2022-157). Le financeur n\u2019intervient pas dans le d\u00e9roul\u00e9 de l\u2019\u00e9tude. L\u2019analyse des r\u00e9sultats et leur publication sont de la seule responsabilit\u00e9 du promoteur, l\u2019Universit\u00e9 de Bordeaux. L\u2019\u00e9tude est enregistr\u00e9e sous le n\u00b0 ID-RCB 2022-A02616-37. Elle est autoris\u00e9e par le CPP Sud-M\u00e9diterran\u00e9e IV (avis favorable du 22\/02\/2023), a fait l\u2019objet d\u2019une d\u00e9claration de conformit\u00e9 MR002 \u00e0 la CNIL et est assur\u00e9e par Biomedic Insure. Enregistrement ClinicalTrials.gov ID NCT06266039.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>COMMUNIQUE DE PRESSEUNIVERSITE DE BORDEAUX (SANPSY CNRS UMR 6033)Contact : Pr Marc Auriacombemarc.auriacombe@u-bordeaux.fr L\u2019Universit\u00e9 de Bordeaux (\u00e9quipe addiction du Laboratoire [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-587","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-quoi-de-neuf"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sanpsy.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/587","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sanpsy.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sanpsy.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sanpsy.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sanpsy.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=587"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/sanpsy.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/587\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":588,"href":"https:\/\/sanpsy.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/587\/revisions\/588"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sanpsy.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=587"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/sanpsy.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=587"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/sanpsy.u-bordeaux.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=587"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}